Le prince consort
Henrik de Danemark, d’origine française, est né Henri
de Laborde de Monpezat.
En 1974, le fils
aîné de la famille, Henri de Monpezat,
devenu
prince Henrik de Danemark par
son mariage avec la princesse Margrethe de Danemark
en 1967, achète le château de Cayx et
son domaine, situés à proximité de
la propriété familiale du Cayrou.
Il y entame une patiente restauration de la demeure
et reconstitue l’ancien
et prestigieux vignoble du château.
Les souverains danois aiment
séjourner au château de Cayx chaque
année. Leurs enfants, le prince héritier
Frederik et le prince Joachim, viennent aussi y
passer leurs vacances d’été avec
leur famille.

Tous
montrent un vif intérêt
pour la viticulture et ce patrimoine familial. Les
espoirs du
vignoble de Cayx reposeront
sur les épaules
de la nouvelle génération en la personne du prince héritier.
De la littérature à la table.
La culture du vin n’est
qu’une des passions du prince Henrik. Il
consacre aussi beaucoup de son temps à la
défense du patrimoine européen (S.A.R.
le prince Henrik fut le président d’Europa
Nostra de 1990 à 2007).
Il assure également la présidence de la Croix-Rouge danoise et
celle du W.W.F. pour la défense des animaux.
Il est enfin l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels, des recueils
de poèmes dont certains ont remporté des prix académiques à Paris,
Strasbourg et Toulouse.
Le prince Henrik aime ainsi à perpétuer les traditions poétiques
liées à l’histoire de son château de Cayx. On peut
retenir ce quatrain de sa composition, en hommage à son domaine :
Cahors
de Cœur
Des vins seigneurs
Du Lot la fleur
De Cayx l’honneur.
De la littérature à la table.
Gourmet et féru
de traditions culinaires, le prince Henrik a
retrouvé quelques très anciennes
recettes. Avec imagination, il a également
composé de nouvelles associations culinaires
pour accompagner ses vins de Cayx.
Quelques-unes de ses recettes favorites – souvent servies à la
table royale – ont été créées autour des
produits du terroir : cèpes, truffes noires, foie gras de canard
ou encore agneau des Causses.
Le vin de Cahors, une
histoire de famille
Il a existé au cours de l’histoire de France de nombreuses familles Monpezat, dont les plus célèbres sont les Monpezat d’Agenais et les Monpezat de Quercy. Leurs baronnies étaient les plus importantes de la région
entre les Xe et XVe siècles.
Originaire de Navarre, la famille
de Laborde conclut en 1648 une alliance avec les Monpezat :
Jean de Laborde épouse Catherine d’Arricau,
dame de Monpezat et héritière du fief.
En mai 1655, les lettres d’anoblissement du roi
Louis XIV
confirment pour le couple le double nom de Laborde
de Monpezat.
Issu de cette famille établie dans le Béarn, Aristide de Laborde de Monpezat, arrière-grand-père
du prince Henrik de Danemark, deviendra maire de
Pau entre 1876 et 1881.
En 1897, le nom de Monpezat est
donné à l’une des rues de Pau, formant angle droit avec la rue Bernadotte. Curieuse coïncidence – ou signe du destin, comme le prince Henrik l’écrit
dans son ouvrage Destin oblige (paru en 1996) : la reine Margrethe II de Danemark est une descendante du maréchal Bernadotte par sa mère, la reine Ingrid, née princesse de Suède.
Dans la dernière décennie du siècle, Henri de Laborde de Monpezat, grand-père
du prince Henrik, émigre en Indochine et part à la conquête d’une nouvelle fortune. Entrepreneur hors du commun et administrateur doué, il bâtira un véritable empire agricole et industriel. Ses entreprises, situées au Tonkin et en Annam, se développent avec dynamisme et rapidité.
En 1902,
Henri de Monpezat s’intéresse à la
politique ; il est élu député au
Conseil supérieur
des colonies.
Infatigable pionnier, il fonde dans les années
1920 un journal, La Volonté Indochinoise,
qui deviendra un grand quotidien de Hanoï.
Henri de Monpezat accomplit son œuvre en constituant un domaine agricole de plus 15 000 hectares de rizières et de plantations de caféiers,
en construisant des filatures de coton et en ouvrant
des mines de charbon.
En 1928, son fils cadet André, père du prince Henrik, vient s’établir auprès de lui et participe à ses activités.
Après le décès de leur père, en 1929, le jeune André et son frère doivent gérer et administrer les domaines et les entreprises. André se consacre également avec passion au quotidien, qu’il
rebaptisera L’Entente.
Les aînés d’André de Monpezat, le prince Henrik et sa sœur Françoise, vivent leurs premières années dans les couleurs et les fastes de l’Indochine coloniale. Le prince Henrik passera son baccalauréat au lycée français d’Hanoï.
Il partage avec son père le goût de la chasse et des chevaux. Mais il s’intéresse aussi aux plantations, aux travaux d’irrigation, aux nouvelles méthodes d’exploitation mises en place par son père.
De
sa vie en Indochine, le prince Henrik conservera
un profond
intérêt pour la culture et la philosophie
chinoise et vietnamienne.
En 1955, la famille Monpezat quitte définitivement l’Indochine après le désastre de Diên Biên Phû, pour retrouver sa terre du Quercy à Albas, au cœur du terroir de Cahors.
Là, André de Monpezat développe son propre vignoble et transmet à ses enfants le goût et la passion de la viticulture.
En 1946, il est l’un des fondateurs de la cave coopérative de Parnac, qui s’attache à redonner son prestige au vignoble de Cahors. Il existe encore aujourd’hui une marque commercialisée du nom de « Comte André de Monpezat ».